Prendre au sérieux les risques psychosociaux (RPS) 

Depuis le 1er octobre 2025, la prévention des risques psychosociaux (RPS) fait officiellement partie des obligations légales de tout employeur au Québec. Cette évolution de la Loi sur la santé et la sécurité du travail marque un tournant : la santé psychologique des travailleurs doit désormais être protégée au même titre que leur santé physique.

Au-delà de la conformité, cette démarche représente une occasion d’améliorer le climat de travail, la stabilité des équipes et la performance globale de l’organisation.

Que recouvrent les risques psychosociaux?

Les RPS regroupent des facteurs liés à la nature ou à l’organisation du travail, tels que le harcèlement, la violence et l’agression, l’ambiguïté des rôles, le manque de respect, la surcharge de travail, le rythme de travail élevé, la complexité des tâches ou encore une formation non adéquate.

Ces éléments, lorsqu’ils ne sont pas pris en compte, peuvent compromettre la santé mentale des employés et détériorer le climat de travail.

Conformément aux orientations de la CNESST, les employeurs doivent désormais identifier, évaluer et contrôler ces risques, au même titre que les risques physiques, chimiques ou ergonomiques. Cette démarche s’inscrit dans le plan ou le programme de prévention obligatoire de chaque entreprise.

Comment se conformer simplement

L’intégration des RPS ne nécessite pas de refondre toute votre démarche SST, elle peut s’appuyer sur vos pratiques existantes, à condition d'y intégrer le volet psychologique. Procédez par étape :

  • Identifier les sources de risque : repérez les signaux faibles (tensions, surcharge, roulement élevé, plaintes informelles). Vous pouvez utiliser des outils simples : par sondage interne, discussions d’équipe ou observations de gestion.

  • Analyser et prioriser : distinguez ce qui relève de la charge de travail, du style de gestion ou des conditions d’emploi. Hiérarchisez les situations selon leur gravité et leur fréquence.

  • Planifier des mesures concrètes de prévention : mettez en place la formation des gestionnaires, des politiques de civilité, des canaux de signalement, une procédure de traitement des plaintes, des ressources de soutien.

  • Suivre et ajuster : évaluez périodiquement les actions et leurs effets (absentéisme, roulement, satisfaction). Le plan ou le programme de prévention doit être un outil vivant, mis à jour au fil du temps.

L’objectif : instaurer une culture de prévention continue plutôt que d’intervention en urgence.

Des bénéfices qui dépassent la conformité

La prévention des RPS ne se limite pas à éviter les plaintes ou à répondre à une exigence légale : elle influence directement la qualité de l’environnement de travail, la mobilisation des équipes et la performance organisationnelle.

En réduisant la détresse psychologique, on diminue naturellement l’absentéisme et le roulement. En favorisant la reconnaissance, le respect et la clarté des rôles, on accroît l’engagement et la coopération.

Ces effets se répercutent bien au-delà des murs de l’entreprise : une équipe équilibrée, sereine et soutenue offre un service plus attentif, plus constant et plus humain. Autrement dit, la prévention des RPS contribue à la satisfaction client, à la réputation et à la pérennité de l’organisation.

Et maintenant, êtes-vous prêt à passer à l’action ?  

Entrée en vigueur le 1er octobre 2025, cette obligation n’est plus une option : c’est une responsabilité légale et organisationnelle partagée entre l’organisation et ses gestionnaires.

Chez Firme DRH, nous accompagnons les PME dans l’intégration de cette nouvelle obligation : diagnostic des risques, plan ou programme de prévention, formation des équipes et mise en place d’outils concrets.

Un milieu de travail sain, c’est à la fois une organisation bien structurée et le respect d’une obligation légale.